Alors que le gouvernement vient d’officialiser une nouvelle grille tarifaire pour les produits pétroliers, une onde de choc s’apprête à traverser tout le corps social. Entre inflation galopante et paralysie du transport, les conséquences de cette décision risquent d’être brutales pour le portefeuille des ménages.
Par Sefirot24.com
L’annonce est tombée via un avis officiel des ministères de l’Économie et du Commerce indiquant que les prix du carburant subissent une révision à la hausse spectaculaire. À compter du 2 avril 2026, le gallon de gazoline s’affichera à 725 gourdes, celui du gasoil à 850 gourdes, tandis que le kérosène culmine désormais à 845 gourdes. Si pour les autorités cette mesure répond à des impératifs budgétaires, pour le citoyen moyen, c’est le début d’une nouvelle zone de turbulences.

Le carburant est le sang qui irrigue l’économie. Une telle augmentation ne se limitera pas aux réservoirs des véhicules. On s’attend déjà à une réaction immédiate des syndicats de transport, entraînant une hausse inévitable des prix des trajets en transport commun.
Par extension, ce sont les produits de première nécessité qui vont trinquer. Des marchés de province aux étals de la capitale, le coût du transport des marchandises sera répercuté sur le prix final de la nourriture, aggravant une insécurité alimentaire déjà préoccupante.
L’histoire récente d’Haïti montre que le prix de la pompe est un détonateur social puissant. Dans un contexte de fragilité économique, cette décision pourrait raviver la grogne populaire. Les secteurs les plus vulnérables, qui dépendent du kérosène pour l’éclairage ou la cuisine, se retrouvent frappés de plein fouet par un tarif quasiment identique à celui du diesel.
Le gouvernement joue ici une carte risquée. Si l’ajustement vise à réduire les subventions étatiques, il place la population devant un défi de survie quotidien. Les jours à venir seront décisifs pour observer si le marché national pourra absorber ce choc ou s’il s’agit de l’étincelle de trop.