La Fédération internationale de football (FIFA) a tranché. L’arbitre néerlandais Rob Dieperink ne participera pas à la prochaine Coupe du Monde. Initialement sélectionné parmi les officiels chargés de l’assistance vidéo (VAR), l’homme de 38 ans a été rayé des listes de l’instance internationale à la suite d’une procédure disciplinaire éclair.

Le coup d’arrêt a été brutal pour le natif de Borculo. En avril dernier, lors d’un déplacement à Londres, l’arbitre a été interpellé par la police métropolitaine. Il faisait alors l’objet de soupçons d’agression sexuelle sur un adolescent de 17 ans. Dès l’annonce de son arrestation, la FIFA a immédiatement appliqué le principe de précaution en suspendant l’officiel de manière conservatoire, l’écartant des séminaires de préparation obligatoires pour le Mondial.

L’affaire a connu un dénouement juridique important quelques semaines plus tard. Après analyse des faits, la justice britannique a officiellement classé le dossier sans suite, faute de preuves suffisantes pour engager des poursuites. Un soulagement légal pour le Néerlandais, qui n’a cependant pas suffi à fléchir la position de la FIFA. Dans la foulée de ce classement, l’instance mondiale du football a acté le retrait définitif de Rob Dieperink de sa liste officielle.

Pour le remplacer au sein de la cellule VAR du Mondial, la FIFA a officialisé la nomination de l’arbitre français Willy Delajod. Cette décision ferme, maintenue malgré l’abandon des charges, illustre la politique stricte de tolérance zéro de l’institution. Pour la FIFA, la sérénité et l’exemplarité du corps arbitral pendant la compétition internationale devaient primer sur toute autre considération.