MONTROUIS, Haïti – Ce mardi 31 mars 2026, la Police Nationale d’Haïti (PNH) a lancé une offensive d’envergure contre le groupe armé « Talibans », affilié au gang de Canaan. Si plusieurs criminels ont été abattus, la progression des forces de l’ordre est freinée par des barricades stratégiques au niveau de Pierre Payen.

L’opération, déclenchée tôt ce matin, vise à reprendre le contrôle de zones clés autrefois sous l’emprise des gangs. Elle est supervisée directement par le commissaire divisionnaire Pierre Louis Jean Alex, directeur départemental de l’Artibonite, épaulé par le commissaire principal Lyvenson Gauthier, responsable de la juridiction de Saint-Marc.

Pour garantir l’efficacité de l’intervention, la PNH a déployé un arsenal d’unités spécialisées, incluant : UTAG (Unité Temporaire Anti-Gangs), BLVV (Bureau de Lutte contre le Vol de Véhicules), CIMO (Corps d’Intervention et de Maintien de l’Ordre), UDMO (Unités Départementales de Maintien de l’Ordre), BIM (Brigade d’Intervention Motorisée)

Le maire de Montrouis, Blaise Élysée, présent sur les lieux pour soutenir les troupes, a confirmé que plusieurs membres du gang « Talibans » ont été tués lors d’échanges de tirs nourris. Bien que le bilan exact reste à confirmer par la Direction Générale de la PNH, ces pertes marquent un coup dur pour les réseaux criminels opérant entre Canaan et le bas Artibonite.

Malgré ces succès tactiques, la progression des blindés et des agents est actuellement entravée à Pierre Payen. Les bandits ont érigé des barricades massives en utilisant des camions de transport et des obstacles lourds, une stratégie de « terre brûlée » pour isoler la zone.

Face à cette résistance, le maire Blaise Élysée a lancé un appel pressant au Haut Commandement de l’institution policière pour l’envoi de matériel de génie civil et d’équipements de déblaiement afin de forcer ce passage stratégique.

Cette opération s’inscrit dans une dynamique nationale plus large. Selon les chiffres récents de l’institution policière, au moins 43 présumés bandits ont été neutralisés à travers le pays entre janvier et mars 2026. L’intensification des patrouilles et des raids ciblés vise à restaurer l’autorité de l’État dans les bastions réputés inaccessibles de la capitale et des départements limitrophes.