Haïti : Large adhésion au « Pacte national pour la stabilité » pour combler le vide post-CPT


Port-au-Prince, le 22 février 2026 – Plusieurs dizaines d’organisations de la société civile et de formations politiques ont franchi une étape décisive ce samedi 21 février 2026 en signant le « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections ». La cérémonie officielle s’est déroulée à l’hôtel Ritz Kinam, situé sur la rue Panaméricaine à Pétion-Ville, dans un contexte de recherche urgente de consensus suite à la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT).


Ce document de 30 articles vise principalement à légitimer la gouvernance intérimaire assurée par le Conseil des ministres, sous la présidence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, afin d’éviter le vide institutionnel constaté depuis le 7 février dernier.


Les engagements de RED et la vigilance de Renald Lubérice


Le responsable de la structure politique Résistance Démocratique (RED), Renald Lubérice, a confirmé via le réseau social X l’adhésion de son parti à cette initiative. Pour l’ancien secrétaire général de la Présidence, ce pacte constitue un cadre indispensable pour répondre à quatre priorités nationales :


Le rétablissement de la sécurité publique.


La continuité des services essentiels.

La réforme de la Constitution.


L’organisation d’élections crédibles et transparentes.

Lubérice a toutefois précisé que cette signature n’est pas un « blanc-seing » accordé au pouvoir en place. Il insiste sur des conditions strictes, notamment le renforcement de la PNH et des FAd’H, la neutralité de l’État, et l’obligation de démission pour tout membre du gouvernement souhaitant se porter candidat aux futures joutes électorales.
Vers un suivi rigoureux et la poursuite des signatures


Du côté de la Primature, des sources proches du dossier annoncent la publication imminente d’un communiqué officiel détaillant la feuille de route et les mécanismes de suivi, incluant la création d’un Comité consultatif composé de représentants des secteurs signataires.


Le processus de collecte des signatures, qui a déjà mobilisé plus d’une centaine de partis et d’organisations, se poursuit ce dimanche 22 février pour permettre à d’autres acteurs de la vie nationale de rejoindre ce compromis historique.