TENERIFE/MADRID – Une opération de rapatriement massive est en cours ce dimanche 10 mai pour évacuer les passagers et l’équipage du navire de croisière MV Hondius, immobilisé par une épidémie de hantavirus. Sous la supervision de l’OMS, cette course contre la montre doit s’achever lundi.
En effet, pour prévenir toute propagation sur l’île, les autorités ont déployé des bus militaires isolés transportant les passagers sains directement du port à la piste de l’aéroport. « Aucun contact avec le public n’est autorisé », martèle le gouvernement espagnol.
Plusieurs puissances mondiales ont affrété des vols spéciaux :Espagne : 13 ressortissants transférés à l’hôpital militaire Gomez Ulla de Madrid.
États-Unis : Rapatriement vers une base stratégique au Nebraska.
Europe : La France, l’Allemagne, la Belgique, l’Irlande et les Pays-Bas ont dépêché des unités médicalisées.
Océanie/Asie : Un vol australien est attendu lundi pour évacuer les passagers de la zone Pacifique.
Royaume-Uni : Une quarantaine stricte de 45 jours est imposée dès le retour sur le sol britannique.
Pour rappel le hantavirus se transmet généralement par contact avec les déjections de rongeurs. Bien que la transmission interhumaine soit rare, la souche Andes, suspectée ici, est l’une des seules capables de se propager entre individus.
Il est à noter qu’avec un taux de mortalité atteignant 38 % à 50 %, le virus provoque le Syndrome Pulmonaire à Hantavirus (SPH), caractérisé par une détresse respiratoire foudroyante.
Toutefois des experts en biosécurité procèdent actuellement à la décontamination du navire pour identifier l’origine de l’infestation.
