Ce qui se passe actuellement en France doit nous interpeller profondément. Au-delà des événements, nous devons nous poser de sérieuses questions sur notre propre réalité, notre responsabilité collective et notre avenir en tant que nation.
Trop souvent, on nous traite de barbares, de vauriens, de sauvages. Pourtant, depuis notre plus jeune âge, nous avons été confrontés à toutes sortes d’humiliations, de souffrances et d’injustices. Nous avons connu une misère atroce, la faim, la peur et des difficultés de toutes sortes.
Aujourd’hui, le comble, c’est que nous sommes devenus prisonniers de notre propre pays, incapables, pour beaucoup d’entre nous, de circuler librement, de vivre en sécurité et de rêver d’un avenir meilleur.
Et pendant ce temps, nous restons là, comme des zombies, silencieux, paralysés, parfois résignés face à notre propre malheur.
Jusqu’à quand allons-nous accepter cette situation ?
Quand allons-nous prendre notre destin en main ?
Quand comprendrons-nous que la responsabilité de notre avenir nous incombe aussi ?
Est-il normal d’accepter que notre pays s’enfonce chaque jour davantage dans l’insécurité, la misère et le désespoir, sans exiger un changement profond ?
Il ne s’agit pas de glorifier la violence ni de copier ce qui se passe ailleurs. Il s’agit de comprendre qu’un peuple conscient de sa dignité ne peut pas rester éternellement indifférent à sa propre souffrance.
Haïti ne peut pas continuer à mourir dans le silence de ses enfants !
Nous devons nous réveiller, retrouver notre conscience citoyenne, assumer nos responsabilités et comprendre que notre avenir ne se construira ni dans la passivité ni dans la résignation, mais dans l’engagement, la solidarité et l’action collective.
Je regarde notre malheur et mon cœur se déchire.
À Dieu ne plaise que nous continuions ainsi jusqu’à perdre définitivement tout espoir !
Jusqu’à quand, peuple haïtien ? Jusqu’à quand ?
*Maria*
Potentielle candidate à la Députation pour la circonscription de Tabarre
*Fwa sa se Nou*
CE QUI SE PASSE EN FRANCE DOIT NOUS INTERPELLER EN TANT QUE PEUPLE HAÏTIEN