Port-au-Prince, le 15 octobre 2026 — À l’approche de l’échéance fixée au jeudi 15 octobre 2026, le Regroupement des jeunes pour une nouvelle Haïti (RJNH) exprime publiquement ses préoccupations face à la posture de Wilson Jeudy, président du parti politique VAR et candidat à la présidence. Ce dernier affirme qu’il ne démissionnera pas de son poste actuel d’agent exécutif intérimaire, en dépit des injonctions légales.

Dans une circulaire datée du 12 octobre 2026, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT) a formellement rappelé aux agents exécutifs intérimaires désireux de participer aux prochaines joutes électorales leur obligation de quitter leurs fonctions. Conformément à l’article 388 du décret électoral, les autorités locales visées doivent soumettre leur démission dans les sept jours suivant la publication dudit décret. Pour le ministère, la date limite d’application de cette mesure est impérativement fixée au 15 octobre 2026.

Pour le RJNH, la position de Wilson Jeudy soulève d’importantes interrogations quant à l’égalité de traitement entre les prétendants aux postes électifs. L’organisation de jeunesse se demande si les dispositions légales s’appliquent à tous les citoyens sans exception, ou si le statut politique permet de contourner les règles établies. Le regroupement souligne qu’il est contradictoire d’ambitionner d’accéder à la magistrature suprême de l’État tout en refusant de se soumettre aux obligations légales régissant sa fonction présente.

Sur le plan juridique, le cadre légal prévoit des mécanismes stricts en cas de non-respect de ces directives administratives. Le fait pour un agent public de ne pas fournir sa lettre de mise en disponibilité ou de démission officielle dans les délais impartis entraîne l’invalidation automatique de sa candidature par le Conseil électoral. Sans la présentation d’une copie notariée et certifiée conforme de cet acte dans le dossier d’inscription, la candidature est légalement déclarée irrecevable.

Le RJNH a formellement demandé des clarifications au MICT concernant les mesures concrètes qu’il compte adopter si Wilson Jeudy persiste dans son refus. Selon le regroupement, la transparence et la crédibilité de l’ensemble du processus électoral haïtien dépendent directement de la capacité des institutions compétentes à faire respecter la loi à l’égard de tous les candidats, indépendamment de leur influence ou de leurs ambitions personnelles.