PORT-AU-PRINCE — L’ancien ministre des Affaires sociales et du Travail, Georges Wilbert Franck, a accompli son devoir civique  ce lundi 10 août 2026 en s’inscrivant sur les listes électorales au centre du lycée national de Pétion-Ville. À travers cet acte symbolique, cet enseignant et acteur de la société civile a lancé un appel vibrant à une participation citoyenne massive, tout en pointant du doigt les lacunes logistiques du Conseil électoral provisoire (CEP).

Pour l’ancien ministre, l’heure n’est plus à la passivité. Après avoir complété ses formalités, Georges Wilbert Franck a affirmé que la population devait impérativement reprendre le contrôle du destin national. Selon lui, abandonner l’espace politique à une minorité ne fait qu’aggraver la crise, car les décisions des dirigeants impactent directement le quotidien de chaque Haïtien.

« Nous sommes dans une phase où nous devons prendre notre pays en main », a-t-il déclaré avec insistance. Il exhorte ainsi les organisations de la société civile à se mobiliser pour éveiller la conscience électorale des masses. L’objectif est de pousser les électeurs à voter non pas pour des slogans, des apparences ou de l’argent, mais sur la base de programmes clairs capables de garantir le bien-être collectif.

Tout en prêchant l’exemple, le professeur d’université a vigoureusement critiqué les conditions matérielles de l’enrôlement. Au lycée national de Pétion-Ville, seuls deux agents étaient disponibles pour enregistrer les citoyens, une situation provoquant des files d’attente interminables et décourageantes.

M. Franck rappelle qu’une inscription ne devrait requérir que quelques minutes. Face à ces lenteurs administratives, il demande formellement au CEP d’augmenter le personnel dans les bureaux afin de rendre le processus accessible et fluide. Pour l’ancien titulaire du MAST, la réussite des prochaines élections et la réduction des erreurs du passé dépendent directement de la capacité des autorités à offrir des conditions d’inscription dignes et efficaces aux citoyens.