
Port-au-Prince, 30 juillet 2026 – Face à l’urgence sécuritaire et humanitaire en Haïti, l’heure est à la rationalisation des aides internationales. La ministre de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), la Dre Sandra Paulemon, et la coordonnatrice résidente de l’ONU, Nicole Boni Kouassi, ont officialisé jeudi à l’hôtel Karibe le lancement d’un nouveau Comité de pilotage pour le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (PBF).
Cette nouvelle instance cruciale, qui associe l’État, le corps diplomatique et la société civile, prend désormais les commandes de la stratégie, de la validation et du suivi des projets de stabilisation sur le territoire.
Pour la ministre Sandra Paulemon, ce comité doit marquer une rupture nette avec la dispersion des efforts. « Plus de synergies, plus de cohérence pour plus d’impacts concrets », a-t-elle martelé. Elle opte pour la transformation des financements internationaux en résultats visibles et immédiats pour les communautés les plus vulnérables.
Nicole Boni Kouassi a appuyé cette vision, qualifiant ce cadre de gouvernance d’avancée majeure pour accélérer les prises de décision et optimiser la coordination sur le terrain.
Par ailleurs, la ministre impose trois critères obligatoires pour l’attribution des futurs fonds qui sont d’abord le ciblage des zones violentes en vue de concentrer l’aide là où les gangs frappent le plus. Ensuite, l’inclusion des femmes et des jeunes pour les intégrer comme acteurs clés de la paix. Et enfin, l’alignement et le contrôle afin de respecter le plan national (PNSREST) avec des résultats mesurables.
La rencontre s’est achevée par la signature d’un protocole d’accord, scellant un partenariat modernisé que les deux parties espèrent plus transparent et plus efficace pour la résilience du pays.