Une mission de haut niveau du MARNDR a évalué, à la mi-juillet, l’impact du projet PAPAIR à Dame-Marie, Anse-d’Hainault et Les Irois, confirmant un tournant majeur pour la sécurité alimentaire et l’autonomisation des planteurs.

Par Job David Boisrond

JÉRÉMIE, 20 juillet 2026 — L’agriculture de la Grand’Anse amorce sa mutation technologique et économique. Du 13 au 15 juillet 2026, une délégation interinstitutionnelle a parcouru les communes de Dame-Marie, Anse-d’Hainault et Les Irois. L’objectif : auditer les résultats des « Champs-Écoles » déployés sous l’égide du Projet d’Appui à la Promotion de l’Agriculture Inclusive et Résiliente (PAPAIR).

Cette mission de terrain d’une importance stratégique a mobilisé les cadres de la Direction Départementale Agricole (DDAGA), de la Direction de la Vulgarisation Agricole (DVA), ainsi que les partenaires de l’Alliance Agricole Internationale (AAI/CECI). Sur place, des figures clés du secteur ont supervisé les évaluations : le Dr Ralph Wendy Despeines, l’Ing. Agr. Frandy Joseph, l’Ing. Agr. Claude Phanor, l’Ing. Agr. Carline Astremond et l’Ing. Agr. Yves Marcel Coimin.

Sur le terrain, les évaluateurs ont analysé les retombées globales mais majoritairement positives d’une méthodologie axée sur le partage de compétences concrètes. La dynamique repose sur trois piliers complémentaires qui sont : l’innovation culturale (CEP), l’émancipation financière (CEA), la résilience sanitaire (CEN).

Au terme de cette tournée, les responsables ont salué la forte implication des associations de producteurs et des techniciens locaux. Le MARNDR a réitéré son engagement à pérenniser les acquis du PAPAIR dans le département.Cette offensive s’inscrit directement dans la feuille de route du gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé. Elle marque surtout l’application concrète du nouveau Plan Directeur de la Vulgarisation Agricole (PDVA II, 2025-2035), qui positionne désormais les Champs-Écoles comme le principal levier de transformation et de modernisation des territoires ruraux haïtiens.