En déplacement à Rome, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a officiellement le 10 mai 2026, écarté la tenue d’élections en août 2026. Invoquant l’insécurité persistante, le chef du gouvernement table désormais sur un premier tour en décembre 2026, avec pour objectif de transférer le pouvoir à des élus le 7 février 2027.

Pour le Premier ministre, organiser un scrutin dans le contexte actuel serait « irresponsable ». « Puis-je demander à un citoyen de faire la queue pour voter alors qu’il risque une attaque de gang ? », s’est-il interrogé, soulignant que même le Conseil électoral provisoire (CEP) conditionne le calendrier à un climat sécuritaire minimal.

Pour tenir l’échéance de la fin d’année, le gouvernement mise sur :

La Force de répression des gangs (FRG) qui est déjà en cours de déploiement, elle devrait atteindre une pleine efficacité d’ici l’été.

Le renforcement des forces nationales qui passe par le projet « P-4000 » prévoit la graduation de 1 200 nouveaux policiers en juin, dotés d’équipements complets.

Le rôle des FAD’H pour que l’armée puisse participer activement à la consolidation des zones récupérées par la PNH, notamment au centre-ville de Port-au-Prince.

Malgré les défis, M. Fils-Aimé a salué un timide retour à la normale, citant la tenue, pour la première fois en six ans, d’une cérémonie officielle et d’activités culturelles sur la pelouse du Palais national le 1er mai dernier. « Nos invités et les diplomates étrangers sont restés jusqu’à la fin », s’est-il félicité auprès du quotidien Le Nouvelliste.