New York, 21 avril 2026 — À la tribune du Forum 2026 du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), la ministre de la Planification et de la Coopération externe, Dr Sandra Paulemon, a livré un message percutant sur la situation critique d’Haïti. Face à une crise multidimensionnelle profonde, elle a appelé à une transformation radicale des mécanismes internationaux de financement, jugés inadaptés aux réalités des pays fragiles.
Portant la voix du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la ministre a mis en avant la volonté des autorités haïtiennes d’apporter des réponses structurelles et durables aux défis actuels. Elle a également réaffirmé l’adhésion d’Haïti aux positions défendues par la CARICOM, le Groupe des 77 et la Chine, soulignant l’importance d’une solidarité internationale renforcée.
S’appuyant sur des données alarmantes, Dr Paulemon a rappelé que 5,7 millions d’Haïtiens font face à l’insécurité alimentaire, dont 1,9 million dans une situation critique. Des chiffres qu’elle a qualifiés d’incontournables, appelant la communauté internationale à une mobilisation à la hauteur de l’urgence humanitaire.
Mais au-delà du constat, la ministre a insisté sur la nécessité de repenser le financement du développement comme un outil stratégique pour renforcer la stabilité, soutenir les systèmes de protection sociale et favoriser une reconstruction durable. Elle a plaidé pour des engagements mieux adaptés aux contextes des États vulnérables, ainsi que pour une gouvernance économique mondiale plus équitable et inclusive.
« Haïti ne sollicite pas la compassion, mais un partenariat efficace et cohérent, capable de soutenir sa résilience et sa reconstruction », a-t-elle martelé, lançant un appel clair à un engagement international plus déterminé.


