La crise qui secoue le secteur éducatif haïtien continue de s’enliser après la rencontre tenue le 13 mars entre les syndicats d’enseignants et le ministre de l’Éducation nationale, Vijonet Déméro, à l’Inspection générale du MENFP. Malgré l’urgence de la situation marquée par la paralysie des écoles publiques, aucune avancée concrète n’a été enregistrée, notamment sur les questions cruciales des salaires et des nominations. Tout en affichant sa volonté de maintenir le dialogue, le ministre a adopté une position ferme, excluant pour l’instant tout ajustement salarial, en dépit des engagements pris dans l’accord du 20 janvier 2025.
Du côté des syndicats, le ton est à la frustration et à la fermeté. La CUTRASEPH dénonce des échanges insuffisants, un temps de parole limité et une absence de réponses claires aux revendications jugées légitimes. Plusieurs dossiers sensibles demeurent en suspens, dont la régularisation des nominations, l’alignement des salaires et la gestion de l’assurance OFATMA. Péguy Noël, figure syndicale influente, exprime son incompréhension face à ce qu’il qualifie d’inaction ministérielle. Face à ce blocage, la CUTRASEPH réaffirme sa détermination à maintenir la pression et à intensifier la mobilisation pour faire respecter les droits des enseignants et exiger l’application intégrale des engagements de l’État.
Crise éducative en Haïti : la CUTRASEPH hausse le ton face à l’intransigeance du ministre Vijonet Déméro