Sécurité en Haïti : Marco Rubio annonce le déploiement imminent de la Force de répression des gangs


*PORT-AU-PRINCE – La lutte contre l’hégémonie des gangs armés franchit une étape décisive. Alors que la pression internationale s’intensifie, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a confirmé que la nouvelle Force de répression des gangs (FRG) est désormais en phase de déploiement opérationnel, marquant un tournant majeur pour la stabilité de la région.*


Lors de la 50e réunion des chefs de gouvernement de la Caricom à Saint-Kitts-et-Nevis le 25 février 2026, Marco Rubio a rencontré le Premier ministre par intérim Alix Didier Fils-Aimé. Le chef de la diplomatie américaine a souligné que les contributions en effectifs pour cette mission sous mandat de l’ONU dépassent les prévisions initiales, bien que le financement global nécessite encore l’engagement de nouveaux donateurs pour garantir une pleine capacité d’action.



Sur le terrain, les préparatifs s’accélèrent. Le 18 février 2026, Cristobal Dupouy, représentant spécial de l’OEA, a annoncé la mise en service d’une deuxième base opérationnelle avancée (FOB). Financée par l’ambassade du Canada, cette infrastructure stratégique servira de point d’appui logistique pour le Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti (BANUH), dont l’objectif est d’accueillir les premiers contingents de la FRG dès avril 2026.


L’administration américaine, par la voix de Rubio, lie désormais étroitement ce rétablissement de l’ordre à la tenue d’élections générales, tout en surveillant les tensions régionales, notamment après des incidents récents impliquant la garde-côte cubaine dans les eaux caribéennes.



Créée par la Résolution 2793 du Conseil de sécurité des Nations unies, la FRG succède à la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) avec un mandat élargi. Contrairement à sa devancière, cette force dispose d’une autorité plus robuste pour mener des opérations offensives autonomes visant à démanteler les foyers de criminalité et restaurer l’autorité de l’État dans les zones de non-droit.