Le dirigeant de la société militaire privée Vectus Global, Erik Prince, soutient que les opérations menées par son Groupe de travail en appui à la Police nationale d’Haïti (PNH) portent leurs fruits. Selon lui, la violence recule dans plusieurs quartiers de la capitale.
PORT-AU-PRINCE – Lors de son dernier déplacement dans la capitale haïtienne, Erik Prince a déclaré avoir observé de premiers signes d’amélioration sécuritaire. L’homme d’affaires américain affirme que la présence accrue des policiers dans les rues a permis la réouverture de certains marchés autrefois paralysés, ainsi que le retour en classe d’enfants en uniforme.
D’après le chef de la société de sécurité privée Vectus Global, cette efficacité sur le terrain pousserait désormais les chefs de gangs à réclamer l’arrêt des opérations du Groupe de travail. S’appuyant sur son interprétation du dernier rapport des Nations unies, il estime que la coalition criminelle est en net recul.
Le dirigeant de Vectus Global, Erik Prince, a fermement appelé les chefs de gangs à se rendre et à abandonner la violence, les prévenant qu’ils devront faire face aux conséquences de leurs actes s’ils refusent de capituler.
Le dirigeant n’a pas manqué de dénoncer la terreur imposée à la population, attribuant aux gangs des assassinats, des viols, des mutilations, des actes d’extorsion, ainsi que l’exploitation d’enfants dans des violences extrêmes.
Bien qu’il se félicite de ces avancées, le fondateur de Vectus Global reconnaît que la tâche reste immense pour stabiliser durablement le pays. Il a réitéré la volonté de ses équipes de poursuivre leur collaboration étroite avec le gouvernement haïtien afin de restaurer la souveraineté nationale.
Toutefois, la déclaration du chef d’entreprise ne précise ni les quartiers spécifiques libérés ni l’ampleur exacte de ces changements. Ces affirmations devront donc être mesurées à l’épreuve de données vérifiables sur le terrain et de l’amélioration réelle des conditions de vie des Haïtiens.