Le Regroupement des Organisations sociopolitiques de l’Opposition (ROSPO) a vivement fustigé la gestion du dossier de la qualité du carburant par les autorités de transition. Le coordonnateur national de la structure, Esaïe Beauchard, pointe directement du doigt le ministre du Commerce et de l’Industrie, James Monazard, ainsi que le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Colin. L’organisation dénonce un laisser-faire inacceptable face à un problème qui paralyse de nombreux usagers à travers le pays.

L’opposition accuse formellement les deux ministres de négligence grave dans l’exercice de leurs fonctions de contrôle et de régulation. Selon Esaïe Beauchard, ce manque de supervision étatique a ouvert la voie à des importateurs de produits pétroliers peu scrupuleux, qui inondent le marché local avec un carburant de très mauvaise qualité. Cette situation affecte quotidiennement les moteurs des véhicules, créant des pannes en série et appauvrissant les propriétaires d’engins.

Face à ce qu’il qualifie de complicité ou d’incompétence, le ROSPO ne compte pas rester les bras croisés. En concertation avec plusieurs syndicats de chauffeurs et de motocyclistes, le regroupement exige une demande de justice et de réparation immédiate pour toutes les victimes de cette distribution défectueuse. Les leaders syndicaux rappellent que les conducteurs, déjà asphyxiés par la crise économique, subissent de plein fouet les coûts de réparation de leurs outils de travail.

Pour faire entendre leurs revendications, les opposants ont annoncé l’organisation de deux sit-in majeurs. L’un de ces rassemblements de protestation se tiendra symboliquement devant les locaux du ministère de l’Économie et des Finances (MEF), situé à l’avenue Charles Sumner. Par cette mobilisation, les manifestants entendent contraindre le gouvernement à assumer ses responsabilités, à sanctionner les entreprises fautives et à garantir l’importation d’un carburant conforme aux normes internationales.