Le tribunal de Santiago a accordé la liberté sous caution aux six personnes accusées de la noyade de Stephora Anne-Mircie Joseph, 11 ans, lors d’une sortie scolaire en novembre 2025. Cette décision, assortie d’une garantie de huit millions de pesos, suscite l’indignation face aux graves négligences relevées dans l’organisation de l’excursion par l’Institut Leonardo Da Vinci et le complexe Hacienda Los Caballos. La famille de la victime réclame des sanctions plus fermes, alors que l’enquête se poursuit sur les failles de sécurité ayant causé la mort de la fillette.

Lors de cette récente audience, le juge a étendu la responsabilité civile en imposant la même garantie financière de huit millions de pesos à l’Institut Leonardo Da Vinci et à la Hacienda Los Caballos SRL en tant que personnes juridiques. Parallèlement, les avocats de la défense ont fermement dénoncé la posture du ministère public. Selon eux, l’organe accusateur a tenté d’exclure la responsabilité directe des deux institutions et a même soutenu que la famille de la victime n’avait pas le droit de réclamer des mesures de coercition, une restriction finalement rejetée par le tribunal.

Cette ambiguïté des autorités aggrave la détresse de la mère de Stephora, Lovely Joseph, qui a exprimé sa profonde frustration face à la lenteur du système judiciaire dominicain. Près de huit mois après le drame, elle déplore l’absence de réponses claires et transparentes sur les circonstances exactes de la mort de sa fille unique. De leur côté, les organisations de la communauté haïtienne continuent de se mobiliser, dénonçant un manque de considération institutionnelle teinté de discriminations.