MONTRÉAL – Le verdict est tombé ce lundi 11 mai 2026. Luck Mervil, ex-star de la comédie musicale Notre-Dame de Paris, a été condamné à deux ans de prison ferme pour une agression sexuelle commise en 1996. Le juge James Rondeau a assorti cette peine d’une probation de trois ans et d’une inscription au registre des délinquants sexuels pour les deux prochaines décennies.

Le drame s’est joué dans un hôtel de Rimouski. La victime, âgée de 17 ans au moment des faits (et non 19), a témoigné d’une agression traumatisante alors qu’elle se trouvait dans une position de vulnérabilité totale face à l’idole de l’époque. Le juge a souligné « l’impact dévastateur et permanent » sur la vie de la plaignante, qui a dû attendre près de trente ans pour obtenir justice.

Ancienne figure de proue de l’intégration culturelle au Québec et ex-animateur vedette, Luck Mervil voit sa carrière définitivement assombrie. Outre la gravité pénale, cette condamnation symbolise la fin d’un statut de leader d’opinion pour celui qui fut nommé « Patriote de l’année » en 2005.

L’artiste, qui clame toujours son innocence, ne compte pas en rester là. Ses avocats ont immédiatement annoncé leur intention d’interjeter appel du verdict de culpabilité. En attendant la suite des procédures, cette décision envoie un signal fort sur l’imprescriptibilité morale des crimes sexuels, quel que soit le prestige de l’agresseur.