SAINT-MARC – Le samedi 9 mai 2026, l’horreur a atteint un nouveau sommet dans la 4e section communale de Saint-Marc. Une incursion sanglante du gang de Savien a laissé derrière elle un paysage de désolation : au moins neuf blessés par balle et des exécutions d’une cruauté rare.

L’attaque a débuté à l’aube, ciblant particulièrement la localité de Robert. Le mode opératoire témoigne d’une barbarie absolue. Ainsi, trois motocyclistes ont été abattus avant d’être brûlés vifs avec leurs véhicules. En plus de ces exécutions, plusieurs maisons ont été incendiées, forçant des dizaines de familles à fuir sous les tirs d’armes automatiques pour échapper au brasier.

Ce tronçon, devenu un axe vital pour relier Saint-Marc à Verrettes et Désarmes, paie le prix fort d’une stratégie sécuritaire défaillante. Cette offensive serait une réponse des gangs à une opération menée la veille par la Police Nationale d’Haïti (PNH) à Jandeni. Si l’initiative visait à reprendre le contrôle, l’absence de périmètre de sécurité post-opération a laissé la population civile seule face à la vengeance des criminels.

s’agit de la cinquième attaque d’envergure contre cette communauté en quelques mois. Face à ce qu’ils qualifient d’« abandon d’État », les citoyens pointent des responsables précis :Alix Didier Fils-Aimé (Chef du CSPN) : Critiqué pour ses voyages à l’étranger jugés sans impact sur la sécurité intérieure.André Jonas Vladimir Paraison (DG a.i. de la PNH) : Accusé de passivité et de privilégier sa survie politique au détriment d’un plan d’action concret contre les « seigneurs de guerre » du Bas-Artibonite.

À l’heure actuelle, la 4e section communale reste totalement vulnérable, livrée à la loi des gangs de l’Artibonite.