L’ancien président provisoire, Jocelerme Privert, réaffirme que le salut d’Haïti passe par ses territoires. Dans ses récentes interventions, il souligne que les sections communales, les communes et les départements ne sont pas de simples subdivisions administratives, mais les véritables piliers du progrès socio-économique.
Pour l’ancien sénateur des Nippes, la décentralisation ne peut réussir sans des élus qualifiés. Il martèle que tout candidat aux fonctions de maire ou de membre des conseils locaux (CASEC, ASEC) doit impérativement maîtriser :
Les missions régaliennes c’est à dire comprendre les limites et les devoirs dictés par la Constitution de 1987. Il y a aussi la gestion administrative qui est de savoir piloter les budgets locaux et répondre aux exigences sociales de leur communauté.
Au-delà de la formation, Privert rappelle un obstacle majeur qu’il dénonce régulièrement : la dépendance financière. Il estime que le système actuel de subventions étouffe l’autonomie des municipalités. Pour lui, une véritable « décentralisation effective » nécessite que les collectivités disposent de ressources propres et d’une capacité réelle à lever l’impôt pour financer leurs projets de développement.
Alors que le pays s’apprête à sortir d’une longue transition, cette prise de position s’inscrit dans une vision de stabilité institutionnelle où le renouvellement du personnel politique local devient une urgence pour restaurer la légitimité démocratique sur l’ensemble du territoire.
