Le Parquet européen a ouvert ce jeudi 7 mai 2026 une enquête officielle sur des soupçons de fraude visant Jordan Bardella. Le président du RN est soupçonné d’avoir indûment utilisé des fonds de l’UE pour financer des séances de media training.
En effet la justice soupçonne le Rassemblement National (RN) d’avoir détourné des budgets de formation du Parlement européen pour financer la préparation médiatique de ses cadres, notamment lors de la présidentielle de 2022. Jordan Bardella, en tant que député européen et bénéficiaire présumé, est au cœur de l’instruction.
La qualification de « détournement de fonds publics » expose le leader frontiste à des sanctions lourdes notamment :
Pénales allant jusqu’à 10 ans de prison et 1 million d’euros d’amende.
Politiques qui consite a une peine d’inéligibilité automatique pourrait être requise, menaçant ses ambitions pour les prochaines échéances électorales.
Cette enquête s’inscrit dans un passif lourd pour le RN, déjà confronté aux affaires d’emplois fictifs au Parlement européen. Elle marque un durcissement de la surveillance des frais de mandat.
Le Parquet européen, compétent pour protéger les intérêts financiers de l’Union, multiplie les contrôles sur les partis souverainistes. Le RN dénonce, de son côté, une « manœuvre politique » orchestrée depuis Luxembourg pour entraver sa dynamique électorale.
Il est à noter contrairement aux juges d’instruction nationaux, le Parquet européen est une instance indépendante de l’UE qui peut poursuivre directement les auteurs d’infractions portant atteinte au budget de l’Union (fraude à la TVA, corruption, détournement).
Pour que l’enquête aboutisse à un procès ou à des mesures coercitives, le Parlement européen devra probablement voter la levée de l’immunité parlementaire de Jordan Bardella, une procédure souvent longue et médiatisée.
