SAINT-MARC – La presse haïtienne et la famille policière sont sous le choc. Eline Médastin, dont la voix a pendant des années rythmé les ondes pour le compte de la Police Nationale d’Haïti (PNH), a rendu son dernier soupir ce lundi 4 mai 2026 à l’hôpital Saint-Nicolas de Saint-Marc.
Le départ soudain de cette figure emblématique de l’émission « Allô Lapolis » laisse un vide immense. Selon des sources familiales, la journaliste a succombé aux suites d’un Accident Vasculaire Cérébral (AVC). Admise en urgence, elle devait subir une intervention neurochirurgicale capitale. Malheureusement, l’absence de spécialiste disponible au moment de son admission à Saint-Marc a scellé son destin, malgré les efforts désespérés du personnel médical présent.
Eline Médastin n’était pas qu’une voix ; elle était le pont entre l’institution policière et la population. Son professionnalisme et sa diction impeccable dans la diffusion des communiqués de la PNH ont marqué toute une génération d’auditeurs. Elle a su incarner avec rigueur et humanité une mission d’information publique souvent complexe.
Depuis l’annonce de son décès, une vague d’émotion submerge les réseaux sociaux. Ses anciens collègues décrivent une femme passionnée, dévouée et d’une constance exemplaire.
« La rédaction présente ses plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à tous ses confrères et consœurs affligés par ce départ prématuré. Nos pensées accompagnent particulièrement ses anciens collaborateurs de la Direction Générale de la PNH qui perdent aujourd’hui une collaboratrice de premier plan. »
Ce drame remet tristement en lumière les carences du système hospitalier en province, notamment le manque criant de spécialistes comme les neurochirurgiens dans les centres de référence hors de la capitale. Le décès d’Eline Médastin repose la question de l’urgence d’une décentralisation effective des soins spécialisés en Haïti.
