PORT-AU-PRINCE, le 4 mai 2026 – Dans un geste fort marqué par l’impératif de justice sociale, le gouvernement haïtien se dirige vers une étape décisive pour le pouvoir d’achat. Sous l’impulsion du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le Ministre de l’Économie et des Finances, Monsieur Serge Gabriel Collin, a officialisé ce lundi une revalorisation attendue du salaire minimum, désormais fixé à 1 000 gourdes par jour pour le secteur de la sous-traitance.
Bien plus qu’une simple mise à jour comptable, cette hausse représente un levier de transformation sociale. En plaçant plus de ressources entre les mains des ouvriers, le gouvernement mise sur une redynamisation de l’économie de proximité. Chaque gourde supplémentaire investie dans les foyers se traduit par une demande accrue pour les produits de base et les services locaux, stimulant ainsi les petits commerces et les marchés de quartier.
Cette revalorisation participe également à la réduction des inégalités. En garantissant un revenu plus proche du coût de la vie, l’État renforce la cohésion sociale et offre aux familles une meilleure capacité à scolariser les enfants et à accéder aux soins de santé, piliers d’une nation stable.
Conscient que la hausse des salaires doit s’accompagner d’une viabilité pour les entreprises, le gouvernement déploie un bouclier économique stratégique :
Énergie compétitive : Dès janvier 2027, le tarif de l’électricité au Parc Caracol chutera de 30 à 21 centimes par kilowatt. Cette baisse drastique des coûts opérationnels permet aux industriels de compenser la hausse salariale sans sacrifier leur compétitivité.
Appui direct massif : Une enveloppe de 625 millions de gourdes est débloquée pour soutenir les ouvriers sur les cinq derniers mois de l’exercice fiscal. Ce coup de pouce immédiat garantit que la transition vers le nouveau barème se fasse sans heurts.
Lors de la conférence tenue au siège du FAES, entouré de la Ministre de la Planification Sandra Paulemon et du Directeur général du FAES Kesner Romilus, le Ministre Collin a réaffirmé que cette mesure s’étendra progressivement à tous les secteurs.
En choisissant de valoriser le travail humain, Haïti envoie un signal clair aux investisseurs : celui d’une économie qui cherche la performance par la stabilité sociale et la valorisation de son capital humain. C’est un pacte de confiance renouvelé entre l’État, le secteur privé et les travailleurs pour bâtir une croissance qui ne laisse personne de côté.
