À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse ce 3 mai 2026, l’Union des Journalistes du Nord d’Haïti (UJNH) a rendu un vibrant hommage aux professionnels de l’information. Dans une note officielle, l’organisation salue le courage et la rigueur des journalistes qui, malgré un environnement de plus en plus hostile, continuent d’exercer leur métier pour garantir le droit fondamental à l’information, pilier de toute démocratie.

L’UJNH exprime toutefois une profonde inquiétude face à l’aggravation des conditions de travail sur le terrain. Le secteur des médias est aujourd’hui la cible de multiples formes d’intimidation allant des pressions politiques et économiques aux menaces physiques directes. Dans un contexte sécuritaire dégradé, exercer le journalisme en Haïti relève souvent d’un acte de bravoure quotidien, où la quête de vérité expose les professionnels à des risques de violences graves.

Face à ces dérives, l’association appelle les autorités compétentes à agir de toute urgence. Elle exige des mesures concrètes pour assurer la sécurité physique des travailleurs de la presse et mettre fin à l’impunité qui entoure souvent les agressions contre les médias. Pour l’UJNH, il est impératif de restaurer un environnement serein, favorisant une presse libre, indépendante et responsable, à l’abri de toute forme de censure ou de représailles.

Dans le monde actuel, marqué par la désinformation et la montée des autoritarismes, le rôle du journaliste est plus crucial que jamais. Comme le souligne l’UNESCO, les journalistes sont indispensables pour garantir la liberté d’expression et la reddition de comptes. Sans une presse libre et protégée, c’est l’essence même de la liberté citoyenne qui s’efface, laissant place à un « désert de l’information » où seuls les plus forts imposent leur récit.

En conclusion de son message, l’Union réaffirme son engagement indéfectible à défendre la liberté d’expression et à promouvoir l’éthique journalistique. Elle appelle également à un renforcement de la solidarité entre les travailleurs de la presse pour faire front commun face à l’adversité. Cette journée du 3 mai rappelle que sans une protection réelle des journalistes, c’est l’essence même de la liberté citoyenne qui se trouve menacée.