Une cérémonie de commémoration officielle s’est tenue ce mardi 7 juillet 2026 à la Villa d’Accueil, à Musseau, marquant le cinquième anniversaire de l’assassinat tragique du président Jovenel Moïse. Organisé sous l’impulsion du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, cet événement solennel a réuni les plus hauts dignitaires de l’État. Parmi l’assistance figuraient des membres du gouvernement, le Secrétaire général de la Présidence, le Secrétaire général du Conseil des ministres, ainsi que les hauts commandements de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et des Forces Armées d’Haïti (FAd’H).

Le cœur de ce rassemblement a été marqué par une messe de requiem célébrée par le Révérend Père Jean Robert Louis. Dans une homélie empreinte de sérénité, le célébrant a rappelé que « la mort est le commencement d’une nouvelle vie », affirmant que l’ancien chef de l’État est retourné vers son Créateur. Le prêtre a également profité de cette tribune pour lancer un appel à la vigilance collective, rappelant avec gravité que la mort « n’a ni jour ni date ». La commémoration s’est ensuite achevée par la traditionnelle et émouvante sonnerie aux morts, plongeant l’assistance dans un profond climat de recueillement.

Cette cérémonie officielle ravive la mémoire d’une blessure nationale qui demeure encore ouverte. Dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, le pays basculait dans l’effroi. Un commando lourdement armé, composé majoritairement de mercenaires colombiens, avait pris d’assaut la résidence privée du couple présidentiel à Pèlerin 5.

L’attaque s’était déroulée dans des conditions d’une violence inouïe. Jovenel Moïse avait été criblé de douze balles et sauvagement assassiné dans sa chambre à coucher, sans que sa garde rapprochée ne parvienne à s’interposer. Son épouse, Martine Moïse, avait été grièvement blessée lors de cet assaut qui a profondément déstabilisé les institutions et plongé Haïti dans une crise sécuritaire sans précédent. Cinq ans plus tard, si la justice avance à pas feutrés entre Port-au-Prince et Miami, le souvenir de cette nuit sanglante reste gravé dans la conscience collective comme l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire contemporaine du pays.