Port-au-Prince, 12 mai 2026 — À peine le pied posé sur le tarmac de l’aéroport Toussaint Louverture, le Premier ministre a transformé le salon diplomatique en véritable « war room ». De retour d’une mission stratégique à Rome, le chef du gouvernement a convoqué un Conseil des ministres extraordinaire pour répondre à l’urgence qui paralyse le pays : l’insécurité galopante.

Ce choix symbolique de tenir conseil sur le lieu même de son arrivée souligne l’imminence du péril. Conscient que chaque minute compte face à l’escalade de la violence des gangs, le Premier ministre a voulu marquer une rupture avec l’inertie passée. « L’État ne reculera plus », a-t-il martelé devant ses ministres, affichant une volonté de fer de restaurer l’autorité républicaine.

Au-delà des discours, des mesures concrètes ont été actées lors de cette séance de crise :

Renforcement tactique : Une augmentation immédiate des moyens logistiques (véhicules blindés, drones de surveillance et munitions) pour les unités d’élite de la police.

Synergie des forces : Une meilleure coordination entre les services de renseignement et les unités de terrain pour démanteler les bastions criminels plutôt que de simplement les contenir.

Sécurisation des axes : Un plan d’urgence pour libérer les principaux axes routiers, otages des groupes armés, afin de permettre la libre circulation des biens et des personnes.

Le Chef du gouvernement a durci le ton, rappelant que les ressources nationales sont désormais prioritairement allouées à la « traque sans merci » des réseaux criminels. Il a exigé des résultats rapides, affirmant que la survie de la Nation dépend de la victoire de l’État sur le banditisme.

En appelant à la « solidarité nationale », le Premier ministre tente de recréer un lien de confiance avec une population épuisée par l’angoisse. Il s’est engagé à ce que le gouvernement communique de manière hebdomadaire sur les zones reprises et les réseaux neutralisés.

La bataille pour la paix publique est lancée. Le pays attend désormais de voir si ces instructions se traduiront par un changement réel sur le front de l’insécurité dès les prochaines heures.