Port-au-Prince, le 7 mai 2026 – Franchir le cap des promesses pour atteindre celui des droits. Le Bureau du Secrétaire d’État à l’intégration des personnes handicapées (BSEIPH) et l’Office d’Assurance Accidents du Travail, Maladie et Maternité (OFATMA) ont tenu, ce mercredi, une séance de travail décisive visant à sceller un partenariat stratégique pour l’inclusion sociale.

Au cœur des discussions : l’élaboration d’un protocole d’accord formel et l’accès effectif à une couverture d’assurance pour les personnes vivant avec un handicap. Cette rencontre marque une volonté de briser le cycle de l’invisibilité qui fragilise des milliers de citoyens.

Malgré cette volonté institutionnelle, le chemin reste semé d’embûches. En Haïti, les personnes handicapées font face à des barrières systémiques majeures en matière de protection sociale.

Ainsi, les systèmes d’assurance classiques perçoivent souvent le handicap comme un « risque trop élevé », limitant l’accès aux polices d’assurance standards.

De plus, les prestations actuelles ignorent souvent les frais spécifiques liés à l’invalidité (prothèses, rééducation, aides techniques), laissant ces dépenses à la charge de familles déjà précarisées.

Par ailleurs la protection sociale étant largement liée au secteur formel, le taux de chômage massif chez les personnes handicapées les exclut de fait des couvertures de santé liées au travail.

Face à ces défis, le BSEIPH et l’OFATMA ont insisté sur l’urgence d’un plaidoyer national. Ces institutions susmentionnées veulent adapter les services d’assurance aux différentes catégories d’invalidité pour que la protection sociale ne soit plus un privilège, mais un droit garanti pour chaque Haïtien, sans distinction.