Ce mardi 5 mai 2026, la ville de Marchand-Dessalines a été le théâtre d’une offensive brutale menée par le gang « Kokorat San Ras ». En prenant pour cible le commissariat local dont une partie des installations a été démolie et la résidence de l’ancien sénateur Gracia Delva, les groupes armés ont envoyé un message clair de défi à l’autorité publique. Cette nouvelle escalade de violence ne fait que confirmer une réalité insoutenable car le département de l’Artibonite glisse dangereusement vers une zone de non-droit où la peur dicte désormais le quotidien.

Face à cette dérive, la nécessité pour les dirigeants de reprendre le contrôle du territoire s’impose comme une urgence absolue. La destruction d’un commissariat, symbole de la présence régalienne, est un affront que l’État ne peut plus laisser sans réponse. Pour les autorités, rétablir l’ordre ne doit plus être un slogan de circonstance, mais une mission de survie nationale. La population, aux abois, dénonce avec raison une absence de réponse concrète qui laisse le champ libre aux prédateurs armés.

Le rétablissement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national exige un sursaut de volonté politique. Les dirigeants doivent désormais mobiliser tous les moyens matériels et stratégiques pour briser l’hégémonie des gangs dans le Nord et l’Artibonite. Il s’agit de sécuriser les vies, mais aussi de restaurer l’intégrité des institutions républicaines. Chaque minute d’hésitation supplémentaire renforce l’emprise du crime organisé et fragilise davantage le contrat social entre l’État et ses citoyens.

L’attaque de ce mardi doit agir comme le déclic d’une contre-offensive majeure. Le gouvernement a l’obligation morale et légale de garantir la paix publique. En investissant massivement dans la reconquête des zones rouges et en protégeant les infrastructures de sécurité, les dirigeants peuvent encore inverser la tendance. Il en va de la crédibilité de l’État et de l’espoir de tout un peuple qui aspire à circuler et vivre sans la menace constante des fusils.