Port-au-Prince, le 16 avril 2026 – Face à l’urgence révélée par les nouveaux chiffres de l’analyse IPC, le Ministre de l’Agriculture, l’agronome Marcelin Aubourg, a dévoilé un plan d’action rigoureux. Selon lui l’heure n’est plus aux simples constats, mais à l’action concrète pour sauver les zones les plus vulnérables.
Réunis à l’hôtel Montana ce jeudi, les acteurs majeurs de la sécurité alimentaire en Haïti ont assisté à la présentation des résultats actualisés de l’Analyse du Cadre Intégré de Classification de la Sécurité Alimentaire (IPC). Si le diagnostic de la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA) est sans appel, c’est l’intervention du Ministre de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) qui a marqué les esprits par sa détermination.
Ne se contentant pas de valider les données techniques, le Ministre Marcelin Aubourg a pris les devants en présentant un plan d’action stratégique. Ce programme vise à cibler précisément les foyers d’insécurité alimentaire les plus critiques identifiés par l’étude.
Le titulaire du MARNDR a lancé un appel vibrant à la mobilisation générale : « Nous devons utiliser ces données comme un levier pour intensifier nos interventions », a-t-il martelé. Affirmant une volonté politique de fer, l’agronome Aubourg a exhorté les partenaires internationaux et locaux à passer à l’offensive pour contrer la faim qui tenaille le pays.
Avant cette prise de parole décisive, le coordonnateur de la CNSA, M. Harmel Cazeau, avait salué l’engagement personnel du Ministre et la qualité du travail des analystes. Ce sentiment d’urgence a été partagé par Mme Wanja Kaatuta du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et M. Pierre Vauthier de la FAO.
La représentante du PAM a réaffirmé son soutien au gouvernement haïtien pour définir des réponses adaptées, tandis que le responsable de la FAO a plaidé pour une autonomisation accrue de l’agriculture locale, indispensable pour sortir de la dépendance humanitaire.
Cette mise à jour de l’IPC ne doit pas rester un document de plus dans les tiroirs. Pour le Ministre Aubourg, ces statistiques sont une boussole pour l’aide humanitaire et un moteur pour la production nationale. En unissant les efforts de l’État et des agences onusiennes, l’objectif est désormais de transformer ces chiffres en repas dans les assiettes des populations les plus précaires.

