PORT-AU-PRINCE – Face à la menace de produits frelatés sur le marché national, le Service de Quarantaine du Port international intensifie sa surveillance. Une cargaison massive de riz pakistanais, jugée impropre à la consommation, vient d’être saisie et vouée à la destruction pour protéger la santé de la population.

Le dispositif de contrôle sanitaire des frontières haïtiennes prouve son efficacité. Lors d’une inspection rigoureuse menée le 24 mars 2026 au terminal Varreux, les agents du Service de Quarantaine ont intercepté une cargaison critique à bord du navire MV ABK TIGER, en provenance de Bin Qasim, au Pakistan.

L’examen minutieux des 21 125,35 tonnes de riz en vrac a révélé des anomalies alarmantes. Le rapport d’inspection fait état d’une détérioration avancée, marquée par une forte odeur de moisi et une humidité excessive due à des infiltrations d’eau. Bien qu’aucun nuisible n’ait été détecté, la présence massive de moisissures rend le produit toxique pour l’homme.

Pour prévenir tout risque d’intoxication alimentaire à grande échelle, les autorités ont tranché : la destruction obligatoire et immédiate de la cargaison a été ordonnée. Cette mesure radicale s’applique particulièrement à la cale numéro 3, où le niveau de décomposition est jugé extrême.

Cette opération de saisie illustre la volonté de l’État de verrouiller les mécanismes de surveillance portuaire. En durcissant les inspections et en ne laissant passer aucun produit douteux, le Service de Quarantaine réaffirme son rôle de bouclier indispensable contre les denrées importées qui menacent la sécurité sanitaire des Haïtiens.