CAP-HAÏTIEN – Le cri d’indignation ne faiblit pas. Suite à la diffusion virale d’images révoltantes montrant des agressions sexuelles lors d’un festival local, le Ministère de la Condition Féminine et des Droits de la Femme (MCFDF) sort de son silence et exige des sanctions exemplaires.

Par Sefirot24.com, le 6 avril 2026. La Direction Départementale Nord du MCFDF a exprimé sa vive indignation face à une vidéo circulant sur les réseaux sociaux. Les images, d’une violence symbolique rare, exposent des jeunes filles victimes d’attouchements et de harcèlement sans aucun consentement. Pour les autorités, ces actes constituent une atteinte grave à la dignité humaine et à l’intégrité physique et psychologique des femmes.

Le ministère rappelle que ces comportements ne sont pas de simples « écarts de conduite », mais des crimes sévèrement punis par le Code pénal haïtien. Le MCFDF annonce déjà des mesures concrètes pour identifier les coupables grâce aux preuves numériques et demande une collaboration étroite avec la police et la justice. « Tolérance zéro pour les violences faites aux femmes », martèle l’institution.

Au-delà de la réponse judiciaire, c’est toute la société qui est interpellée par la banalisation de la culture du viol. Ces agressions filmées et partagées témoignent d’un manque profond de respect pour le corps de la femme. Le MCFDF exhorte les témoins à ne pas être de simples spectateurs passifs, mais des alliés actifs en dénonçant systématiquement les agresseurs auprès des autorités compétentes.

En Haïti, le décret du 6 juillet 2005 traite des agressions sexuelles et a renforcé les peines contre le viol et les outrages publics à la pudeur.

Soulignons que la Direction de la Police judiciaire par l’intermédiaire de la police scientifique peut être saisie pour tracer l’origine des vidéos et identifier les visages des agresseurs.

Par ailleurs le MCFDF dispose généralement d’une ligne d’urgence ,souvent le 8222 en Haïti, pour le signalement des violences basées sur le genre.

Enfin, le ministère encourage vivement les victimes à briser le silence. Un appel est lancé pour qu’elles se regroupent et portent plainte afin de créer un précédent juridique fort. En plus du volet légal, des structures d’accompagnement psychologique doivent être mobilisées pour aider ces jeunes filles à surmonter le traumatisme lié à cette exposition publique dégradante.