PORT-SALUT – Dans une démarche visant à transformer l’aide humanitaire en levier de résilience durable, le Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST) a officiellement lancé, ce mercredi 29 avril 2026, le projet PSARA-KLERE CHIMEN dans le département du Sud. Ce programme de protection sociale adaptative promet de changer le quotidien de 6 485 ménages précaires à travers des transferts monétaires et un accompagnement de proximité.
Réunis à Port-Salut, les hauts dignitaires du MAST, dont le ministre Marc-Elie Nelson, ont marqué le coup d’envoi d’une extension stratégique. Après avoir fait ses preuves dans la Grand’Anse auprès de 22 205 foyers, le dispositif s’attaque désormais à la vulnérabilité dans le Sud.
Pour le ministre Nelson, il ne s’agit pas d’une simple assistance : < » C’est un levier de transformation et de stabilité. Ces fonds permettront aux familles de résister aux chocs économiques et climatiques tout en retrouvant une dignité minimale »>, affirme le numéro un du MAST.
L’opération couvrira six nouvelles communes, s’ajoutant aux trois déjà soutenues par la Coopération suisse. Le ciblage se veut chirurgical grâce au Système d’Information du Ministère des Affaires Sociales et du Travail (SIMAST). Selon Lucny Cadet, coordonnateur de l’UEP, cet outil garantit une traçabilité totale et assure que l’aide arrive entre les mains de ceux qui en ont réellement besoin, conformément à la Politique Nationale de Protection et de Promotion Sociales (PNPPS).
Pour rappel, le projet PSARA est largement soutenu par un financement de l’Association Internationale de Développement (IDA) de la Banque Mondiale. Il s’inscrit dans le cadre du « Projet de Protection Sociale Adaptative pour une Résilience Accrue ».
Les chiffres détaillés par Ingrid Miranda Delva, Coordonnatrice Nationale de l’UGP-MAST, révèlent une priorité claire pour les plus fragiles :
5 441 ménages ayant un enfant de moins de 5 ans ;
189 femmes enceintes ;
168 ménages incluant une personne en situation de handicap.
Par ailleurs, le projet encourage souvent l’ouverture de comptes via le paiement mobile (MonCash ou Natcash), favorisant l’éducation financière des populations rurales qui n’ont pas accès aux banques traditionnelles.
Soulignons que ces transferts monétaires arrivent à un moment crucial où l’inflation alimentaire fragilise le panier de la ménagère dans les zones rurales du Sud.

Au-delà de l’argent, le projet englobe l’inclusion financière, la nutrition et la santé, s’inscrivant dans la vision de redressement social prônée par le Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Contrairement à l’aide classique, ce système est conçu pour s’ajuster automatiquement en cas de catastrophe naturelle (cyclones, séismes), permettant d’augmenter rapidement l’aide aux sinistrés déjà enregistrés dans le SIMAST.