Face à une recrudescence préoccupante des cas de diphtérie, le Dr Martial Bénêche, figure de proue de la vaccination au ministère de la Santé, monte au créneau. En seulement quatre mois, le bilan dépasse déjà celui de l’année 2025, imposant une vigilance citoyenne immédiate.

Sur les ondes de Magik9 ce mardi 28 avril, le Dr Martial Bénêche, directeur du Programme Élargi de Vaccination (PEV) au MSPP, a révélé que les cas confirmés pour le premier quadrimestre de 2026 sont déjà plus nombreux que la totalité de ceux enregistrés l’an dernier. Par cette prise de parole, le Dr Bénêche endosse le rôle de sentinelle, avertissant que si la situation est sous contrôle, elle nécessite une mobilisation collective pour éviter tout dérapage épidémique.

Au-delà des chiffres, il est crucial de savoir identifier cette menace. La diphtérie se manifeste d’abord par des signes trompeurs : une forte fièvre, des maux de gorge et une fatigue intense. Cependant, son signe distinctif le plus dangereux est l’apparition de « fausses membranes » grisâtres et épaisses au fond de la gorge. Ces membranes peuvent rapidement obstruer les voies respiratoires, provoquant une difficulté à avaler, voire une asphyxie mortelle si une prise en charge médicale n’est pas effectuée en urgence.

Le Dr Bénêche insiste sur la dangerosité de la toxine produite par la bactérie, qui peut s’attaquer au cœur et au système nerveux. C’est précisément pour stopper cette progression que le MSPP a déjà activé un plan de rupture des chaînes de transmission. L’objectif est clair : dépister précocement pour traiter avant l’apparition des complications graves. La rapidité d’action est ici le facteur déterminant entre une guérison simple et des séquelles permanentes.

Pour faire barrage à la maladie, le Dr Martial Bénêche mise sur une campagne de vaccination massive dans les écoles, programmée du 19 au 24 mai 2026. Ciblant les enfants de 6 à 14 ans, cette opération vise à renforcer le bouclier immunitaire de la population scolaire. En protégeant les plus jeunes, le ministère espère étouffer les foyers de contagion avant qu’ils ne se propagent au reste de la communauté.

En conclusion, l’intervention du Dr Bénêche rappelle que la vaccination demeure l’arme la plus efficace contre ce fléau. La population est appelée à rester attentive aux moindres symptômes grippaux associés à des douleurs cervicales et à collaborer pleinement lors de la campagne de mai. La santé de milliers d’écoliers dépend désormais de cette réponse coordonnée entre les autorités sanitaires et les familles.