La Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe (FEDHE) a salué l’adoption, le 25 mars 2026, par l’Assemblée générale des Nations Unies, d’une résolution historique reconnaissant la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé comme « l’injustice la plus inhumaine et la plus durable contre l’humanité ». Adoptée par 123 voix pour, 3 contre et 52 abstentions, cette résolution portée par le Ghana au nom du Groupe africain constitue une avancée majeure dans la reconnaissance des crimes historiques commis contre les Africains et leurs descendants. Elle pose un principe essentiel : aucune paix durable ne peut exister sans justice.
Engagée dans la représentation et la valorisation de la diaspora haïtienne en Europe, la FEDHE œuvre également pour la préservation de la mémoire historique et le développement d’Haïti. Pour l’organisation, cette résolution s’inscrit pleinement dans son combat pour la reconnaissance des injustices passées et marque une étape importante vers une justice historique. Elle rappelle que la traite transatlantique, qui a duré plus de quatre siècles, a profondément marqué le monde, laissant des séquelles visibles encore aujourd’hui à travers les inégalités, le racisme structurel et les déséquilibres économiques.
Dans cette perspective, Haïti occupe une place centrale en tant que première République noire issue d’une révolution d’esclaves victorieuse. Son indépendance a bouleversé l’ordre mondial de l’époque, mais le pays a rapidement été confronté à de lourdes contraintes économiques imposées par les anciennes puissances esclavagistes. Cette injustice historique continue d’affecter son développement. La FEDHE appelle ainsi les États concernés et les institutions internationales à engager des actions concrètes en faveur de réparations et de réformes garantissant plus d’équité pour les pays héritiers de cette histoire.
Enfin, la fédération insiste sur l’importance d’un travail de mémoire global et durable. Elle souligne la nécessité d’informer les générations futures afin qu’elles puissent tirer les leçons du passé et construire un avenir plus juste. Pour la FEDHE, cette reconnaissance internationale doit se traduire par des engagements concrets et mesurables. Elle appelle également les responsables politiques haïtiens à transformer cette avancée symbolique en levier d’action pour promouvoir la justice, le développement et une véritable réconciliation historique.