Réuni ce jeudi 19 février 2026 à Washington, au sein de l’Institut Trump pour la Paix, le « Conseil de paix » (Board of Peace) a présenté une feuille de route exhaustive pour l’avenir de la bande de Gaza. Cette instance internationale, pilotée par la Maison-Blanche, vise à instaurer un nouveau cadre de gouvernance et de développement économique pour le territoire palestinien.


L’événement a rassemblé les délégations de 47 nations. Si une vingtaine de pays siègent officiellement au Conseil — dont des alliés stratégiques comme les Émirats arabes unis, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Hongrie de Viktor Orbán et l’Argentine de Javier Milei — d’autres puissances, ainsi que l’Union européenne, ont assisté aux échanges avec un statut de simple observateur.


Le clou de la séance fut la projection d’une vidéo de synthèse ambitieuse. Sur écran géant, les images de désolation de Gaza font place à une vision urbanistique futuriste. Le plan, d’une précision chirurgicale, segmente le territoire en zones thématiques : des quartiers résidentiels modernes, des espaces urbains mixtes et des pôles industriels connectés. Ce projet s’accompagne d’un volet sécuritaire strict, prévoyant la création d’une Force internationale de stabilisation (ISF) de 20 000 hommes pour garantir la démilitarisation totale du secteur.


« Nous allons aider Gaza. Nous allons régler ce problème définitivement. Nous en ferons un succès historique », a martelé Donald Trump devant l’assemblée. « Nous y apporterons la paix, et nous appliquerons cette même méthode aux autres foyers de tension mondiaux qui pourraient surgir. »


Sur le plan financier, l’effort annoncé est colossal. Le président américain a confirmé que 7 milliards de dollars d’engagements avaient déjà été sécurisés auprès des partenaires internationaux. Pour sceller ce pacte, les États-Unis ont promis une contribution directe de 10 milliards de dollars supplémentaires, portant l’enveloppe initiale à 17 milliards. Ce fonds doit financer les infrastructures de base ainsi que la construction d’une base logistique multinationale de 140 hectares destinée à encadrer la reconstruction.