Les États-Unis ont fermement réagi, mercredi soir, à une initiative de certains membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) visant à remettre en question le maintien du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à la tête du gouvernement.
Quelques minutes après une réunion tenue à la Villa d’Accueil par des conseillers-présidents autour d’une éventuelle destitution du chef du gouvernement, l’Ambassade des États-Unis en Haïti a publié un message sans équivoque sur son compte X.
La mission diplomatique y avertit que toute tentative de modification de la composition du gouvernement, à ce stade avancé du mandat du CPT une instance non élue serait considérée comme une manœuvre déstabilisatrice.
Selon l’Ambassade américaine, une telle démarche irait à l’encontre de l’objectif prioritaire poursuivi par les États-Unis en Haïti, à savoir l’instauration d’un minimum de sécurité et de stabilité. Elle précise que toute action visant à évincer le Premier ministre serait jugée « nulle et non avenue ».
Plus sévère encore, Washington prévient que toute personne soutenant cette initiative pourrait faire l’objet de sanctions. Les États-Unis estiment que ces tentatives favoriseraient indirectement les gangs armés et porteraient atteinte aux intérêts américains, régionaux et à ceux du peuple haïtien.
Cette sortie diplomatique intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, à l’approche du 7 février, date symbolique du calendrier politique haïtien. Elle constitue un signal fort adressé aux membres du CPT, alors que des divergences internes semblent s’exacerber autour de la gouvernance de la transition.