Dans une lettre au ton inédit, rendue publique mardi 26 août par Le Monde, Emmanuel Macron a fermement répondu aux accusations de Benyamin Nétanyahou concernant une prétendue « inaction » de la France face à l’antisémitisme. Le président français a jugé ces propos « offensants pour la France tout entière » et appelé le Premier ministre israélien à « sortir de la fuite en avant meurtrière et illégale d’une guerre permanente à Gaza ».
Le chef de l’État exhorte Israël à « cesser l’illégale et injustifiable recolonisation de la Cisjordanie » et à « saisir la main tendue des partenaires internationaux » en vue d’une paix durable.
À Paris, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé envisager avec ses homologues européens « des mesures à l’encontre des intérêts israéliens » si les demandes françaises restaient sans réponse.
Pendant ce temps, la situation humanitaire à Gaza demeure critique. Le Programme alimentaire mondial estime que l’aide acheminée reste «une goutte d’eau dans l’océan», insuffisante pour enrayer le risque de famine qui menace 2,1 millions de personnes.
En Israël, la contestation grandit. Mardi, plusieurs centaines de manifestants ont bloqué la circulation à Tel-Aviv pour réclamer la fin de la guerre et la libération des otages détenus par le Hamas. D’autres rassemblements ont eu lieu devant des ministres et une antenne locale de l’ambassade américaine.