Kenscoff, 19 août 2025 — Ce qui devait être une nuit paisible s’est transformé en cauchemar pour les enfants et le personnel de l’orphelinat Sainte Hélène, niché dans les hauteurs de Kenscoff. Dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 août, des individus lourdement armés ont fait irruption dans l’établissement, semant la panique et l’effroi au sein de cette structure pourtant dédiée à la protection des plus vulnérables.
Selon LE PLACENTIN NEWS, les assaillants ont forcé l’entrée principale, visiblement sans rencontrer de résistance, et ont investi les lieux à la faveur de l’obscurité. Plusieurs objets de valeur ont été emportés, tandis que les éducateurs, profondément secoués, témoignent d’une scène de terreur à laquelle les enfants ne devraient jamais être confrontés.
Miraculeusement, aucun blessé n’a été recensé, mais les séquelles psychologiques sont palpables. Des encadreurs parlent d’enfants en état de choc, certains en pleurs, d’autres recroquevillés dans un silence lourd de peur.
Dirigé par l’organisation Petits Frères et Sœurs, l’orphelinat Sainte Hélène est l’un des rares refuges encore fonctionnels dans un pays miné par l’instabilité. Il incarne depuis des années un havre d’espoir pour des dizaines d’enfants livrés à eux-mêmes. Mais cette attaque remet cruellement en question la capacité des institutions humanitaires à fonctionner en sécurité, même dans des zones autrefois considérées comme relativement sûres.
Face à ce nouvel acte de violence, les responsables de l’orphelinat lancent un appel pressant aux autorités nationales : protéger les structures sociales ne doit plus être une option, mais une priorité. Dans un pays où le tissu social est déjà fragilisé, chaque attaque contre un lieu d’accueil est une gifle infligée à l’espoir.