Washington durcit sa position face au Venezuela. Le président vénézuélien Nicolas Maduro a été formellement inculpé pour narco-terrorisme par la justice américaine, aux côtés de plusieurs figures clés de son régime. L’annonce a été faite par le ministre de la Justice des États-Unis, William Barr, dans une déclaration accusant le chef d’État de diriger un réseau criminel transnational.

Selon les autorités américaines, Maduro serait à la tête du “Cartel de Los Soles”, un groupe impliqué depuis deux décennies dans le trafic international de drogue, en lien étroit avec les FARC. Ensemble, ils auraient supervisé l’exportation de plusieurs tonnes de cocaïne vers les États-Unis, avec pour objectif de « saper la stabilité américaine ».

Parmi les autres hauts responsables visés figurent Diosdado Cabello, bras droit de Maduro, le ministre de la Défense Vladimir Padrino López, ainsi que le président de la Cour suprême du Venezuela. Tous sont accusés d’avoir participé à cette alliance criminelle.

Le département d’État a annoncé des primes allant jusqu’à 15 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation de Maduro, et jusqu’à 10 millions pour ses proches collaborateurs.

Dans un message publié sur X, le secrétaire d’État américain a affirmé : « Maduro n’est pas le président du Venezuela. Il dirige un cartel narco-terroriste. »

Le pouvoir vénézuélien a rejeté ces accusations, dénonçant une “attaque impérialiste”. Mais pour Washington, le message est clair : Maduro est désormais considéré comme un criminel recherché, et non un dirigeant légitime.