À Taïwan, les tentatives de destitution visant 31 députés du Kuomintang (KMT), principal parti d’opposition, n’ont pas abouti. Ces procédures, initiées par des groupes proches du Parti démocrate progressiste (DPP) au pouvoir, visaient à sanctionner des élus accusés d’être trop indulgents envers Pékin.
Sur les 31 référendums prévus, 24 ont déjà eu lieu sans qu’aucun n’atteigne le seuil de participation requis pour valider une révocation, selon la Commission électorale centrale. Les sept derniers scrutins sont prévus pour le 23 août.
Le KMT, qui détient la majorité au Parlement grâce à une alliance avec le Parti populaire taïwanais (TPP), dénonce une tentative du pouvoir de fragiliser l’opposition. Il rejette les accusations de collusion avec la Chine et déplore ce qu’il considère comme une instrumentalisation du processus démocratique.
De son côté, le président Lai Ching-te accuse l’opposition de paralyser les réformes et de compromettre la sécurité nationale en adoptant des positions ambiguës face aux pressions de Pékin.
Cette séquence souligne les divisions croissantes sur fond de tensions sino-taïwanaises, alors que la démocratie taïwanaise continue de subir de fortes pressions internes et externes.