En Haïti, l’Église catholique continue d’être la cible des violences des groupes armés qui sèment la terreur à travers le pays. Dernier acte en date : l’église Saint François d’Assise, située à Turgeau, a été vandalisée par des membres du gang issu de la coalition « Viv Ansanm ».

Cette attaque survient peu de temps après une autre agression dans le département du Centre, où plusieurs religieuses ont été tuées à Mirebalais. Désormais, c’est au tour de cette paroisse de la capitale d’être prise pour cible, suscitant l’indignation de la population.

Face à cette situation, la société civile haïtienne s’insurge et dénonce l’inaction des autorités face à la montée en puissance des gangs. Elle affirme ne pas comprendre comment l’État peut permettre à des groupes armés de dicter leur loi sans aucune intervention significative. Dans un appel pressant, elle lance un cri d’alarme à la communauté internationale, sollicitant une aide urgente pour venir en soutien à un peuple « à bout de souffle ».

Dans l’attente d’une réponse de la communauté internationale, la société civile exhorte les autorités haïtiennes à prendre enfin leurs responsabilités et à assurer un minimum de sécurité à la population.

Selon les dernières données publiées par les Nations unies, plus de 85 % de la capitale serait actuellement sous le contrôle des gangs. Toutefois, certains observateurs locaux avancent un chiffre encore plus alarmant, estimant que plus de 95 % de Port-au-Prince échapperait désormais au contrôle de l’État.

Delson Délice