Face à la hausse spectaculaire des menaces informatiques, la banque centrale durcit le ton : elle interdit formellement toute négociation avec les cybercriminels et impose le renforcement immédiat de la sécurité des données.
Par la rédaction
Port-au-Prince, le 21 octobre 2026
Le ton est à la fermeté et à la vigilance. Constatant une augmentation « sans précédent » des cyberattaques à l’échelle régionale et mondiale au cours des cinq dernières années, la Banque de la République d’Haïti (BRH) a tenu à alerter le grand public et les acteurs économiques. Le message du gouverneur Ronald Gabriel est limpide : le système financier haïtien est directement ciblé et la riposte doit être collective et rigoureuse.
La mesure phare de ce communiqué concerne la gestion des crises. La BRH a formellement interdit à toutes les institutions financières du pays d’engager des négociations ou de verser des rançons aux cybercriminels en cas d’attaque par rançongiciel (ransomware).
Au lieu de céder au chantage, l’autorité de régulation exige l’activation immédiate des plans de contingence et de continuité des affaires. Le renforcement à long terme des infrastructures devra, quant à lui, s’appuyer systématiquement sur les conclusions des analyses forensiques menées après chaque incident.
Dans le cadre de sa mission de surveillance, la banque centrale assure veiller scrupuleusement à ce que chaque institution prenne les dispositions nécessaires pour protéger les données des clients.
Pour faire face à ce péril invisible, la BRH rappelle qu’elle impose depuis 2023 un cadre strict visant à déployer des systèmes d’information hautement sécurisés. Cette stratégie repose sur trois piliers essentiels :
• La consolidation de la robustesse des systèmes opérationnels
• L’adoption de technologies adaptées
• La formation continue et le développement de comportements responsables chez les cadres du secteur financier.

Face à une menace en constante évolution, la BRH entend ainsi préserver coûte que coûte la stabilité financière d’Haïti et la protection des avoirs de la clientèle.