Port-au-Prince, le 9 juin 2026 — Des voix s’élèvent au sein du Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) pour exprimer leurs préoccupations concernant l’organisation des activités réalisées à l’occasion de la Fête des Mères ainsi que le fonctionnement administratif de l’institution.

Selon plusieurs sources internes contactées par notre rédaction, une perception grandissante s’installe parmi les employés selon laquelle la Direction de la Communication bénéficierait d’une visibilité et d’une considération particulières au sein de l’administration. Certains membres du personnel estiment que les autres directions ne reçoivent pas la même attention malgré leur rôle essentiel dans l’accomplissement de la mission du ministère.



Par ailleurs, l’organisation d’un dîner à l’occasion de la Fête des Mères fait l’objet de nombreuses interrogations. D’après plusieurs témoignages recueillis, la note d’invitation aurait été diffusée tardivement, limitant ainsi la participation de plusieurs employées qui avaient déjà pris d’autres engagements ou célébré l’événement en famille.

Certaines participantes affirment également que les objectifs de l’activité n’étaient pas clairement définis au moment de leur arrivée sur les lieux. Plusieurs sources soutiennent que des cartes-cadeaux auraient été remises aux mères présentes lors de la célébration. Toutefois, des employées absentes pour des raisons personnelles ou des contraintes indépendantes de leur volonté n’auraient pas bénéficié de cette mesure, ce qui suscite des critiques au sein du personnel.

Selon des informations obtenues auprès de plusieurs sources concordantes, un montant estimé entre 15 et 18 millions de gourdes aurait été mobilisé dans le cadre des activités liées à la Fête des Mères. Ces informations n’ont toutefois pas été confirmées officiellement par les autorités du ministère.

Des employés interrogés estiment qu’au regard du nombre limité de participants à l’activité, des explications devraient être fournies sur l’utilisation des ressources engagées. Plusieurs d’entre eux appellent les instances compétentes, notamment l’Unité de Lutte Contre la Corruption, à procéder aux vérifications qu’elles jugeront nécessaires afin de garantir la transparence dans la gestion des fonds publics.

Par ailleurs, des sources syndicales rappellent que des demandes de dialogue auraient été adressées à la ministre, Mme Pedrica Saint-Jean, afin de discuter de diverses préoccupations administratives soulevées par le personnel. Selon ces mêmes sources, aucune rencontre formelle n’aurait encore eu lieu.

Les préoccupations exprimées par de nombreux employés traduisent un profond malaise au sein de l’institution. Plusieurs d’entre eux dénoncent ce qu’ils considèrent comme un manque d’équité dans l’organisation des activités liées à la Fête des Mères et réclament davantage de transparence dans la gestion des ressources publiques.

Alors que les interrogations persistent, de nombreuses employées concernées attendent des explications claires sur les critères ayant guidé l’organisation de cette activité ainsi que sur les avantages accordés aux participantes.

Plusieurs voix continuent également de réclamer l’intervention des organismes de contrôle compétents afin que toute la lumière soit faite sur ce dossier.