Par Job David Boisrond

Quarante-quatre ans après son sacre historique en Coupe des Clubs Champions en 1982, Aston Villa retrouve les sommets du football européen. Les Villans ont remporté la Ligue Europa en dominant Fribourg en finale. Tactiquement parfaits, les hommes d’Unai Emery ont mis fin au parcours héroïque de la surprise allemande.

Cette victoire fait entrer Unai Emery encore un peu plus dans la légende du football. Le technicien espagnol décroche sa cinquième couronne personnelle dans cette compétition. Il réalise l’exploit inédit de soulever ce trophée avec trois clubs différents (Séville FC, Villarreal, Aston Villa).

La rencontre a tenu toutes ses promesses en intensité. Face au bloc compact et solidaire de Fribourg, Aston Villa a fait parler sa classe individuelle et sa maîtrise collective. C’est d’abord le milieu belge Youri Tielemans qui a débloqué la situation. Il a déclenché une frappe pure et limpide dont il a le secret pour nettoyer la lucarne adverse. En seconde période, alors que Fribourg poussait pour égaliser, Emiliano Buendía a scellé le destin du match. L’Argentin a conclu une action collective de grande classe par une réalisation somptueuse, libérant définitivement le peuple de Birmingham.

Si l’attaque a brillé, le grand héros de cette campagne européenne et de cette finale reste indéniablement Emiliano « Dibu » Martinez. Le gardien champion du monde argentin a livré une performance monumentale, écœurant un à un les attaquants allemands.

Des arrêts décisifs : Martinez a sorti deux parades réflexes exceptionnelles en première mi-temps sur des tentatives à bout portant.

Le maître du temps : Fidèle à sa réputation, il a parfaitement géré le rythme du match dans les moments faibles de son équipe.

Une sérénité contagieuse : Impérial dans les airs et impeccable dans ses relances, il a annihilé le moindre espoir de retour de Fribourg.

Emiliano « Dibu » Martinez a réalisé un total de 5 clean sheets (matchs sans encaisser de but) tout au long de cette campagne de Ligue Europa.

Sur les 10 rencontres qu’il a disputées au cours de la compétition, le gardien argentin d’Aston Villa a réussi à garder sa cage inviolée une fois sur deux. En plus de cette efficacité, il s’est montré particulièrement décisif dans les moments clés en effectuant 28 arrêts au total, soit une moyenne de 2,8 arrêts par match.