MIAMI – Après deux mois d’audiences en Floride, Joverlein Moïse, fils du président assassiné, brise le silence. Dans un communiqué publié ce 8 mai 2026, il réagit à la condamnation de quatre complices, saluant un pas vers la vérité tout en dénonçant une machination internationale de grande ampleur.

Pour Joverlein Moïse, l’exécution du 7 juillet 2021 n’est que le sommet de l’iceberg. Il révèle l’existence de l’« Opération Bolivie », un plan prétendument conçu pour déstabiliser l’État haïtien. Selon lui, ce complot visait à isoler son père en manipulant l’opinion publique via des acteurs de la société civile, des médias et l’opposition politique. Il pointe du doigt une orchestration transnationale impliquant des « planificateurs de l’ombre ».

Bien que quatre individus aient été condamnés à Miami, Joverlein Moïse reste insatisfait. Il rappelle que l’enquête américaine se limite aux crimes commis sur le sol des États-Unis. « Aucune peine ne saurait m’apporter satisfaction », confie-t-il, déplorant le contraste saisissant avec Haïti.

Pendant que les tribunaux fédéraux avancent, la justice haïtienne semble reculer entre libérations suspectes de prisonniers et ordonnances annulées. Il accuse également la communauté internationale de se retrancher derrière des formalités pour éviter le fond du dossier.

Déterminé, Joverlein Moïse affirme que les témoignages recueillis lors du procès de Miami ouvrent de nouvelles pistes. Les « ennemis » sont identifiés et la traque des commanditaires, locaux comme étrangers, se poursuit a-t-il déclaré.