Le gallium est un métal qui fond dans la main
Le gallium est un métal qui ressemble à l’aluminium, mais son point de fusion est de seulement 29,76 °C. Il suffit de le tenir dans la main pour qu’il devienne liquide .
Le gallium possède l’une des plages de températures à l’état liquide les plus étendues du tableau périodique.


S’il fond au contact de la main, ce n’est pas instantané. Il faut généralement quelques minutes pour que la chaleur corporelle (environ 37°C) pénètre la structure et liquéfie les bords du morceau.
Contrairement à la plupart des substances, le gallium se dilate de 3,1% lorsqu’il se solidifie. On ne doit donc jamais le conserver dans un récipient en verre rigide ou en métal, car il pourrait le briser en gelant.

Le gallium liquide peut rester dans cet état même en dessous de 29°C (état de surfusion). Il nécessite souvent un « germe » (un petit cristal de gallium solide) pour redémarrer sa cristallisation.
Le gallium liquide « mouille » de nombreuses surfaces, y compris la peau. Il laisse souvent un résidu grisâtre difficile à nettoyer sans savon.
Le gallium métallique pur n’est pas considéré comme hautement toxique au contact de la peau, contrairement au mercure. Cependant, il est légèrement corrosif et peut provoquer des irritations cutanées ou oculaires en cas d’exposition prolongée.
Le gallium infiltre le réseau cristallin de certains métaux, comme l’aluminium, le rendant aussi fragile qu’une feuille de papier ou du carton mouillé en quelques heures. C’est pourquoi il est strictement interdit dans les avions.
Loin d’être un simple gadget, il est indispensable à la technologie moderne ainsi, combiné à l’arsenic (arséniure de gallium), il est utilisé dans les semi-conducteurs pour les smartphones, les radars et les communications satellites. Et est la base des diodes électroluminescentes (LED) bleues et violettes.
En médecine, sous forme de citrate de gallium, il est utilisé comme traceur radioactif dans les scintigraphies pour détecter des inflammations ou des tumeurs.
Bien que le célèbre T-1000 de Terminator 2 ait été créé à l’époque via un mélange de mercure (toxique) et d’images de synthèse, le gallium est aujourd’hui la référence pour les techniciens d’effets spéciaux physiques.