Port-au-Prince, 8 avril 2026 – À l’approche d’un rendez-vous historique, le gouvernement haïtien passe de la parole aux actes. Lors d’une cérémonie solennelle à la Villa d’Accueil, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a officiellement remis deux chèques de 264 millions de gourdes chacun au Comité de normalisation de la Fédération Haïtienne de Football (FHF).

Ce financement massif, totalisant 528 millions de gourdes, marque un tournant dans le soutien public au sport roi. Le premier versement honore la prime de qualification, tandis que le second est dédié à une préparation de haut niveau. Cette somme représente l’investissement le plus important jamais consenti par l’État haïtien pour une phase finale de Coupe du Monde. Pour le Chef du gouvernement, ce geste dépasse le cadre sportif pour  une nation éprouvée par des défis sécuritaires et sociaux, le football s’impose comme le « ciment de l’unité nationale » et un levier de résilience.

Notons la participation au Mondial génère des revenus via la FIFA, mais aussi un engouement pour le commerce local (ventes de maillots, animation des fan-zones).

« Les Grenadiers ne sont pas seulement une équipe, ils sont l’âme d’un peuple qui refuse de fléchir », a déclaré le Premier ministre. Ce retour sur la scène mondiale, attendu depuis 1974, est présenté comme une opportunité unique de souder la nation et la diaspora autour d’un rêve commun.

Pour que l’événement soit une fête nationale inclusive, l’Exécutif a annoncé des mesures exceptionnelles : l’installation d’écrans géants dans les grandes villes et la distribution de téléviseurs dans les zones reculées. L’objectif est clair : faire vibrer chaque Haïtien, où qu’il soit, au rythme des exploits de la sélection.

Pour rappel la dernière participation d’Haïti remonte à 52 ans (Allemagne 74), ce qui explique l’effervescence actuelle et le caractère « historique » du financement.