LE SAVIEZ -VOUS :

Si l’huile de cuisine reste un produit végétal, les coulisses de sa fabrication industrielle révèlent un invité surprise : l’hexane. Ce dérivé du pétrole est le secret le mieux gardé des usines de raffinage pour maximiser les rendements.

C’est une distinction qui échappe à la plupart des consommateurs. Dans l’imaginaire collectif, l’huile de tournesol ou de colza est le pur jus d’une graine pressée. Pourtant, la réalité des bouteilles premier prix vendues en grande surface est bien plus chimique.

Pour extraire jusqu’à la dernière goutte de matière grasse des semences, l’industrie n’utilise pas seulement la force mécanique. Elle emploie un solvant chimique : l’hexane. Ce fluide incolore, directement issu du raffinage du pétrole, permet de dissoudre les graisses et d’obtenir une productivité imbattable.

Si les industriels assurent que ce solvant est totalement éliminé par évaporation lors de la phase de raffinage, des traces infimes peuvent parfois subsister dans le produit fini. Invisible pour le consommateur, l’hexane n’apparaît jamais sur la liste des ingrédients, car la loi le considère comme un simple « auxiliaire technologique ».

Face à cette chimie de l’ombre, les experts recommandent de se tourner vers des alternatives plus transparentes. Les huiles portant la mention « vierge » ou « extra-vierge » garantissent une extraction uniquement mécanique, sans recours aux hydrocarbures. Le label Bio, quant à lui, interdit strictement l’usage de solvants pétroliers, offrant ainsi la garantie d’une assiette 100 % végétale, de la terre jusqu’à la bouteille.