Séisme à l’ONA : La révolte des employés fait capoter l’installation de Lovely François
L’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA) traverse une zone de turbulences sans précédent. Ce lundi 23 mars, ce qui devait être une simple formalité administrative s’est transformé en un véritable camouflet pour le pouvoir central : la cérémonie d’installation de la nouvelle directrice générale, Lovely François, a été suspendue sine die sous la pression d’une base en ébullition.
Dès l’aube, l’atmosphère était électrique aux abords du siège de l’institution. Alors que les officiels s’apprêtaient à investir les lieux pour la passation de pouvoir, une marée d’employés a envahi les couloirs, transformant les bureaux de l’assureur national en un forum de contestation. Les slogans scandés ne laissaient planer aucun doute sur la détermination des protestataires à bloquer l’accès au fauteuil de commandement.
Le grief principal des manifestants repose sur un sentiment profond d’injustice et d’opacité. Selon plusieurs délégués du personnel, cette nomination est perçue comme une décision parachutée, dénuée de toute transparence et ignorant les compétences internes de l’institution. « On ne peut pas diriger une maison sans l’assentiment de ceux qui la font fonctionner au quotidien », a martelé un cadre présent sur les lieux.
Face à la virulence de la mobilisation et au risque de débordements majeurs, les autorités n’ont eu d’autre choix que de battre en retraite. Le report de la cérémonie, annoncé dans la confusion la plus totale peu avant l’heure prévue, a été accueilli par des cris de victoire, témoignant du fossé qui se creuse entre la direction politique et les techniciens de l’administration publique.
Dans ce tumulte, le silence des autorités de tutelle est assourdissant. Aucune note officielle, aucune communication de crise n’est venue expliquer ce revirement spectaculaire. Ce mutisme gouvernemental ne fait qu’attiser les rumeurs et les spéculations sur les réelles motivations derrière le choix de Lovely François, laissant l’opinion publique dans une attente fébrile.
Cet incident n’est pas un cas isolé, mais s’inscrit dans une vague de grogne qui fragilise l’ensemble de l’appareil étatique. La crise à l’ONA symbolise aujourd’hui le bras de fer permanent entre une administration en quête de stabilité et des décisions politiques perçues comme arbitraires, mettant en péril le fonctionnement d’un pilier de la sécurité sociale du pays.
À l’heure actuelle, les portes de la direction générale restent closes et aucune nouvelle date n’a été avancée pour une éventuelle investiture. L’incertitude plane désormais sur l’avenir immédiat de l’institution, alors que les employés promettent de maintenir la pression jusqu’à ce que leurs revendications sur la gouvernance de l’ONA soient entendues et respectées.

