
Frontières : Le « iKat » sonne le glas du papier en Haïti !
Oubliez les formulaires cartonnés et les stylos perdus. Haïti bascule dans l’ère du tout-numérique avec le déploiement de « iKat », la nouvelle plateforme obligatoire pour tout voyageur franchissant les frontières nationales.
Le virage est historique. Après une phase de test concluante à l’aéroport international du Cap-Haïtien le 12 mars dernier, la Direction de l’Immigration et de l’Émigration (DIE) généralise l’usage du système iKat (Electronic Entry and Exit Form). Ce portail centralise désormais les données migratoires, sanitaires et douanières, remplaçant définitivement les anciens formulaires physiques.
L’enregistrement doit se faire idéalement 72 heures avant le voyage sur le site officiel. Pour compléter votre dossier numérique, munissez-vous des éléments suivants :
Passeport valide (numéro, date d’émission et d’expiration).
Informations de vol ou de transport (nom de la compagnie, numéro de vol ou plaque d’immatriculation du bus).
Adresse de séjour en Haïti ou à l’étranger.
Adresse e-mail valide pour recevoir le code QR de confirmation.
Déclaration douanière : le système vous interrogera sur les marchandises ou les devises (plus de 10 000 USD) transportées.
Contrairement aux aéroports où les compagnies aériennes vérifient souvent le code QR à l’enregistrement, le passage par voie terrestre (Ouanaminthe, Belladère, Malpasse, Anse-à-Pitre) suit un protocole strict notamment : d’abord même en bus ou en véhicule privé, vous devez avoir votre code QR (imprimé ou sur smartphone) avant d’arriver au poste frontalier. Ensuite, les agents de l’immigration scannent votre code aux guichets dédiés. Le système vérifie instantanément la durée de séjour autorisée (90 jours pour les étrangers). Enfin des agents d’assistance aux passagers (AAP) sont déployés sur les lignes frontalières pour guider ceux qui rencontreraient des difficultés de connexion ou de compréhension de la plateforme.
En somme, pour le gouvernement de transition mené par Alix Didier Fils-Aimé, l’objectif dépasse le simple confort. Il s’agit de sécuriser les flux, de produire des statistiques migratoires en temps réel et de renforcer les contrôles sanitaires. Avec le QR code, le passage au guichet ne prend désormais que quelques secondes, réduisant drastiquement les attroupements aux points de sortie.